Blog Juridique Suisse: les Méandres du Droit
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Acerberos - 28.10.2006 | 3 réactions | #link | rss

Le récent drame survenu aux accacias lève peu à peu le voile sur le débat juridique flambant qui couve. Rappelons les faits: un jeune soudanais, Momo, avait été passé à tabac par une bande de jeunes, si bien qu'il souffre de 10 fractures crâniennes, qu'il en a pour un an d'hôpital, qu'il a passé plusieurs jours dans le coma et qu'on ne sait pas s'il recouvrera toutes ses capacités motrices. Le droit prévoit-il des peines adéquates?

Les avocats des agresseurs peignent leurs clients comme des gens ayant bu, étant traumatisés par ce qu'il s'est passé, assurant que ces jeunes ne "voulaient pas ça". De son côté, l'avocat de la victime pourra plaider la tentative d'assassinat, peut-être la tentative de meurtre, à tout le moins les lésions corporelles graves.
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Acerberos - 25.10.2006 | 3 réactions | #link | rss

Ce matin, écoutant la fin de l'émission d'à bon entendeur sur les thons et la pêche industrielle et sauvage dont ils sont les victimes non consentantes, je fus confronté à un problème de droit des obligations dans le courrier des téléspectateurs de l'émission.

Le téléspectateur en question avait commandé sur le site d'un magazin (suisse semble-t-il) un appareil photo pour les 421 francs (de mémoire) affichés sur le site. Il reçoit un "mail de confirmation" (dans le jargon internaute) rappelant les éléments de ce qu'il croit avoir conclu: un contrat de vente. Cependant, il reçoit une lettre d'excuse du magazin qui lui demande 621.-, soit 200 francs de plus, en offrant toutefois l'alternative de refuser la proposition et de renoncer à l'appareil.
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Acerberos - 21.10.2006 | 0 réactions | #link | rss

Vu sur unige.ch:
Le vendredi 1er décembre 2006, l'Association suisse pour le droit européen (ASDE) et la Société suisse de droit international (SSDI), organisent en partenariat avec le Centre d'études juridiques européennes de l'Université de Genève, et le soutien du Département des Affaires étrangères, une conférence sur le thème Les droits de l'homme en Suisse et dans l'Union européenne, à Berne, à l'Union postale universelle, de 9h30 à 16 h.

A noter que cette conférence est gratuite et qu'il faut donc vous y prendre le plus rapidement possible.

Prendront notamment la parole:
  • Luzius WILDHABER, actuel juge pour la Suisse à la CEDH (Cour Européenne des Droits de l'Homme)
  • Giorgio MALINVERNI, futur juge pour la Suisse à la CEDH, enseignant à l'université de Genève
  • Stephan Breitenmoser, futur juge au Tribunal Administratif Fédéral (TAF), enseignant à l'université de Bâle
  • Christine KADDOUS, directrice du centre d'études juridiques européennes (CEJE), enseignant à l'université de Genève
  • Bruno NASCIMBENE, Professeur et Directeur de l'Institut de droit international de l'Université de Milan
Egalement de notre bonne université de Genève, le professeur Michel HOTTELIER.

Les inscriptions seront ouvertes jusqu'au 30 octobre et selon le principe "premier arrivé, premier servi".

Lien: Programme en PDF

Je m'inscris illico presto !
Acerberos - 18.10.2006 | 0 réactions | #link | rss

Le 21 Octobre, le Président de la Commission Européenne, José Manuel Barroso, qui fut étudiant à l'université de genève.

"L'Avenir de l'Europe: entre rêve et réalité"

Samedi 21 octobre 2006 à 16h15
Uni Mail - Auditoire R380
Entrée libre
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Acerberos - 18.10.2006 | 3 réactions | #link | rss

Cette chanson, probablement emplie d'une ironie ravageuse et dont je vous laisse chercher la traduction, illustre très bien le problème du droit d'auteur et méritait un petit billet!
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Acerberos - 13.10.2006 | 9 réactions | #link | rss

Un petit article pour indiquer que la SPA a déposé un recours de droit public au Tribunal fédéral contre le règlement transitoire adopté à la hâte et dans le plus parfait désordre par les conseillers d'Etat.

Il s'agissait d'une information donnée dans une dépêche de TDG.ch qui avait pour objet initial une manifestation planifiée devant l'hôtel de ville afin de protester contre le règlement litigieux et, par conséquent, elle ne contenait pas les détails du recours.
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Acerberos - 10.10.2006 | 1 réactions | #link | rss

Bonjour chers lecteurs! Un épisode de plus et l'apparition de l'ancien procureur Jean-Marc Schwenter à la place du très agréable Thierry Béguin dans le rôle du conciliateur.

Cette fois, l'aventure se déroule dans le canton du Jura bernois. Les protagonistes sont voisins et leurs maisons respectives sont presque collées l'une à l'autre. L'un d'eux (André Haeberli) se plaint des odeurs et du bruit provonant de la maison de l'autre (Hansueli Zbinden). M. Haeberli s'est fait construire un cabanon dans son jardin (sans autorisation) afin d'échapper aux nuisances. La bataille juridique se place ainsi sur le terrain des droits de voisinage, petite partie du domaine des droits réels.

Les droits réels sont les droits liés aux choses; la possession, la propriété, les servitudes, les gages, etc. et son régis par les art. 641ss du code civil. Les droits de voisinage (art. 684ss CC), font partie des droits réels en tant que restrictions à la propriété.
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Acerberos - 10.10.2006 | 0 réactions | #link | rss

Le Conseil de Sécurité ("CS") de l'ONU se trouve confronté à un grave problème: la réaction à adopter face à la crise créée par la Corée du Nord. Le CS est habilité à agir sur la base du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies ("La Charte"). Un essai nucléaire constitue indéniablement une menace pour la paix et la sécurité internationale, justifiant par là l'intervention du CS, ce que la Corée ne conteste d'ailleurs pas. Elle a par contre jugé utile de "justifier" son acte en invoquant la menace américaine, sans toutefois préciser en quoi elle serait menacée par les Etats-Unis. De surcroît, la Corée du Nord a ratifié le traité de non-prolifération des armes nucléaires (TNP) qui est entré en vigueur pour elle le 12 décembre 1985. Partant, elle a violé l'art. 2 du traité qui dispose:
Tout Etat non doté d'armes nucléaires qui est Partie au Traité s'engage à n'accepter de qui que ce soit, ni directement ni indirectement, le transfert d'armes nucléaires ou autres dispositifs explosifs nucléaires ou du contrôle de telles armes ou de tels dispositifs explosifs; à ne fabriquer ni acquérir de quelque autre manière des armes nucléaires ou autres dispositifs nucléaires explosifs; et à ne rechercher ni recevoir une aide quelconque pour la fabrication d'armes nucléaires ou d'autres dispositifs nucléaires explosifs.


Quels sont les enjeux pour le Conseil de Sécurité?

Je n'aborderai que deux d'entre eux. Le premier concerne la crédibilité de l'organe au sein de la communauté internationale: la violation d'un traité aussi important ne saurait engendrer qu'un blâme. Le second traite du message que le Conseil de sécurité donnera par sa décision aux pays qui nourriraient des ambitions similaires à celles de la Corée.

Quels enjeux pour la crédibilité du Conseil de Sécurité au sein de la communauté internationale?

Avant de trancher dans le vif la première question, il est bon de rappeler que le droit international est un droit auto-appliqué; les Etat appliquent eux-mêmes le droit qu'ils créent. Ainsi, l'application forcée du droit passe par des mesures, par des concessions, par des menaces, par des accords, voire par des actions militaires dans les cas les plus critiques.

Par conséquent, le CS est habilité à prendre toutes mesures non-militaires (art. 41 de la Charte) et, en cas d'échec, toutes mesures militaires (art. 42 de la Charte pour faire appliquer ses résolutions.

Force est de conclure le CS a les moyens de faire appliquer ses résolutions. Le problème provient davantage du droit de véto détenu par les 5 membres permanents (USA, Chine, France, Russie et GB) qui doivent tomber d'accord alors qu'ils sont idéologiquement éloignés: USA, GB et France VS Chine et Russie). Ce conflit persiste dans l'affaire coréenne, puisque la Chine est un soutien inestimable au régime dictatorial que les américains cherchent à faire tomber.

Dans l'hypothèse où le CS ne parviendrait pas à prendre les mesures qui s'imposent d'elles-mêmes (sérieuses, efficaces et pénalisantes) il afficherait une image laxiste d'un monde que même les situations de crise ne permettent pas d'unifier. Le droit international en serait considérablement affaibli et largement discrédité, sans parler du Conseil de Sécurité lui-même, où les intérêts personnels des Etats primeraient à l'évidence la sécurité mondiale.

Le Conseil de Sécurité doit, par tous moyens, mettre les différents de ses membres entre parenthèses le temps de la crise et parler à l'unisson pour condamner et punir la Corée. On pourrait rétorquer que la menace d'une frappe coréenne en guise de représailles serait bien plus gênante qu'un désaccord au sein du Conseil. Cet argument tombe à faux: si le Conseil ne réagit pas fermement, il accepte la violation du traité, ouvrant la porte à tout Etat qui aurait tristement pour exemple la Corée du nord. Partant, on ne verrait pas par quel moyen il pourrait s'opposer à la violation par un autre Etat.

Quel message le Conseil de Sécurité donnerait-il s'il ne répondait pas aux provocations?

Le problème se résume à "Pourquoi lui et pas moi?!": Si l'organe directorial des Nations Unies ne parvient pas à punir la Corée, il ne pourra s'opposer à d'autres violations par d'autres Etats. Ces derniers, sachant que le Conseil de Sécurité est faible et inefficace, ne tiendront nullement compte de l'opinion internationale ou des résolutions adoptées par le Conseil.

Il est notoire que d'autres pays s'intéressent à l'arme atomique (Iran, Brésil, Egypte, etc...). Toutefois, aucun n'a encore cherché à défier ouvertement les Nations Unies comme le fait actuellement la Corée. Il est indéniable que "l'exemple coréen" sera suivi quelle que soit l'issue: soit le Conseil ne réagit pas (ou réagit mal et sans fermeté) et la voie est libre, soit le Conseil réagit comme un organe responsable et punit la Corée, message univoque pour les prétendants au titre de "puissance nucléaire".

Il est important que le Conseil réagisse vite afin de gagner en crédibilité. Si ce dernier s'inspire de ses désastreuses délibérations dans l'affaire des missiles nord-coréens (il avait fallu attendre un certain temps avant que l'on ne puisse même "condamner" les actes), on ne pourra guère parler de réaction efficace.

En outre, si le Conseil de Sécurité ne réagit pas, il n'est pas impossible que les pays voisins (Japon, Corée du Sud) et les USA agissent unilatéralement, sans l'accord du Conseil, discrédité par des tensions internes, enfantines et idéologiques.

En conclusion, le Conseil de Sécurité est confronté à un problème majeur. L'arme atomique a déjà montré ce qu'elle peut enfanter comme désastres. La radioactivité ne connaît pas de frontières (pas même la frontière française) et les conséquences demeurent lourdes des dizaines d'années après. Le droit a été suffisamment bafoué par la "politique politicienne" (V. Giscard d'Estaing) et il est grand temps que le Conseil de Sécurité (et surtout les cinq membres permanents) agissent au nom de l'humanité et non pas en fonction de leurs intérêts politiques!
Acerberos - 10.10.2006 | 0 réactions | #link | rss
Les journaux parlent des radars récemment installés par la police vaudoise et notamment sur le tronçon Genève - Lausanne.

Ce billet a pour intention de rappeler les amendes encourues en cas d'excès de vitesse sur une autoroute:
  • a. de 1 à 5 km/h - 20.-
  • b. de 6 à 10 km/h - 60.-
  • c. de 11 à 15 km/h - 120.-
  • d. de 16 à 20 km/h - 180.-
  • e. de 21 à 25 km/h - 260.-
Naturellement, ceci ne tient pas compte des sanctions que pourrait prendre l'administration en cas de récidive, comme un retrait de permis. C'est alors qu'entreront en cause vos antécédents en matière de conduite.
Acerberos - 06.10.2006 | 0 réactions | #link | rss

Ces derniers jours, la baisse de température a dû être perçue par tout le monde. Le givre devrait, lui-aussi, bientôt faire son apparition. Il peut-être bon de rappeler les obligations des conducteurs d'automobiles afin d'éviter l'amende, voire pire.
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Acerberos - 05.10.2006 | 0 réactions | #link | rss
Les élections de miss voient généralement une succession de candidates alémaniques puis, comme par enchantement, une romande suivie d'une tessinoise...

Le TF, maintenant que la nouvelle loi l'y autorise, semble parti pour suivre ce procédé. Alors que l'éminent Bernard Corboz, romand de Genève et actuel vice-président, devait prendre la presidence du TF comme il était de coutume par le passé, les juges fédéraux (en majorité alémanique) ont choisi un des leurs:Arthur Aeschlimann.

Ce choix ne pourra pas être justifié par le critère de la compétence, Bernard Corboz étant l'un des plus brillants juges civils de son temps.

Faut-il conclure à la présence d'un röstigraben au sein du TF? Je souhaite que non.

Quoi qu'il en soit, les romands soutiennent en bloc M. Corboz et ce, chose surprenante, sans égard aux partis politiques!
Acerberos - 04.10.2006 | 0 réactions | #link | rss

Vu sur terra !ncognita:

Le Seco, Secrétariat d'Etat à l'économie, a édité une brochure de mise en garde contre les arnaques circulant sur internet et dans le domaine de la téléphonie. Il y a également quelques conseils au sujet de l'attitude à adopter si vous deviez être victime de ces agissements.

Sebastien Fanti, dans cet article, donne de plus amples explications.

Voir la brochure sur terra !ncognita.

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