Blog Juridique Suisse: les Méandres du Droit
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Acerberos - 28.11.2005 | 0 réactions | #link | rss
Premièrement, au niveau genevois, la cours des comptes est acceptée à plus de 86% ! Il faut saluer pour une fois la mobilisation utile des genevois! Cette cours sera donc compétente pour vérifier les dépenses de tous les organes de l'administration soumis au droit public. Ce qui est excellent! En sus, aucun secret de fonction ne pourra lui être opposé! Toutefois, elle ne disposera d'aucun pouvoir de sanction: Elle sera invitée à transmettre ses rapports aux autorités compétentes, voir au procueur. Ceci est à mon humble avis regrettable, car ça ne fera qu'éloigner l'issue des problèmes. Il aurait été bien plus opportun, à mon avis, de prévoir une autorité judiciaire de recours contre les décisions et sanctions prises par cette cours.

Ensuite de ça, il est à noter que les radicaux et les citoyens genevois (huhu) auraient souhaité que le "ménage" soit fait avant d'instituer cette cours. Force est d'admettre qu'ils n'ont pas tord ;) Les juges devraient être élus en Mai 2006 ce qui rendrait la cours opérationnelle en fin d'année prochaine.

(tdg.ch)

Ensuite de ça, au niveau fédéral, l'ouverture des magasins dans les gares et aéroports le week-end a été acceptée de justesse... Mais il est à noter que 6 cantons ont imposé leur position à 20 autres! Plus encore, il s'agit du vieux conflit helvète entre les cantons ville et les cantons ruraux... c'est une situation plutôt désagréable. Après les rostigraben, on revient à ce fameux conflit vieux de plus de 500 ans!

Le "oui" ne fait que légaliser une situation paradoxale. Nombre de magasins (de vêtements, de chaussures, de disques, de chaînes haute-fidélité et d'ordinateurs) avaient le droit d'ouvrir, le dimanche, mais il leur était théoriquement interdit d'employer du personnel ce jour-là.


Bon! quoi qu'il en soit, Genève sera peut-être bientôt un peu plus animée le dimanche et ça, on peut s'en réjouir! Peut-être verra-t-on bientôt des restaurants ouverts le dimanche?! PEUT-ÊTRE SOMBRONS-NOUS DANS LA FOLIE !!

Quant aux OGM, ben "pas d'ça chez nous" ! quand bien même la genlex était terriblement stricte déjà.


Acerberos - 27.11.2005 | 0 réactions | #link | rss
En consultant la page sur les initiatives en cours de la législation genevoise (http://www.geneve.ch/legislation/initiatives/main.html il est possible de se tenir informé des évolutions.

La décision sur la validité est agendée pour le 26 Juillet 2006. il faudra en tout cas attendre 2008 pour voir un éventuel contre-projet en lice. Les dates des votations ne sont naturellement pas données puisqu'à ce jour la validité n'a pas encore été examinée.

[27.11] - J'aurais cru que "LE MATIN" avait compris le fonctionnement du système de l'initiative, après avoir lu la réaction de son éminent rédacteur en chef! Pourtant, on peut lire dans l'édition d'aujourd'hui:
Si aucun contre-projet n'est déposé, ces derniers [les genevois] seront amenés à se prononcer dans une année.

C'est tout simplement absurde: premièrement, le contre-projet n'empêche en rien le peuple de se prononcer sur l'initiative. Il donne simplement le choix entre deux textes au lieu d'un. Mais l'élément clé réside, une fois de plus, dans la déclaration de validité de l'initiative. Si cette dernière n'est pas validée, il n'y aura pas de contre-projet.


Acerberos - 25.11.2005 | 9 réactions | #link | rss
Il est en ce moment inculpé au vietnam. Il n'est pas impossible qu'il ait eu des relations sexuelles avec une mineur de 12 ans. Si tel était le cas...
Mais parmi les accusations qui pèsent sur l'ex-star du rock, qui a vendu des millions d'albums dans les années 70, figure notamment des relations sexuelles avec une mineure de 12 ans.

Une accusation qui, si elle était établie, serait passible de la peine capitale, car tout acte sexuel avec un mineur de moins de 13 ans est considéré comme un viol par la loi vietnamienne.


On peut se réjouir du fait que le vietnam ne prenne pas à la légère cette situation dramatique.

vu sur "tdg.ch"

Je pense toutefois que la peine de mort n'est pas appropriée... Après tout... une fois qu'il est mort, il ne peut plus regretter quoi que ce soit. Je ne prône pas non plus comme punition des actes de barbarie tels que l'ablation de l'organe génital. La réclusion à vie est une peine tout à fait satisfaisante à mes yeux. Mais quelque chose qui me plairait encore davantage: l'envoyer dans l'espace à l'intérieur d'une capsule qui contiendrait 1 an d'oxygène avec des gens de son espèce. Accessoirement, la capsule pourrait être lancée en direction du soleil ^^


Acerberos - 24.11.2005 | 0 réactions | #link | rss
Dès lors, l'irresponsabilité pénale n'est-elle pas devenue une notion obsolète? Pourquoi ne pas la supprimer du Code pénal? La Suède l'a fait dès 1965 et ne s'en porte pas plus mal. Cette suppression permettrait aux victimes de ne plus entendre cette phrase insoutenable - "Je ne suis pas responsable" - comme s'il ne s'était rien passé.


La tribune dans son article de ce jour concernant le drame du pont à Lausanne a évoqué cette idée. Emotionnellement très lourde de conséquence, l'irresponsabilité de l'auteur d'une infraction conduit à une exclusion de culpabilité, faute de pouvoir discerner chez l'auteur la volonté et la conscience de commettre l'infraction, exigés à l'art. 18 CP.

Faudrait-il donc la supprimer? Je ne suis pas de cet avis, pour éviter une situation très simple et tout à fait plausible: Vous êtes à une fête, une soirée ou autre et quelqu'un verse une substance dans votre verre qui vous rend incapable d'apprécier le caractère illicite de vos actes. Dans un tel état, si vous frappiez une personne et la tuiez par un concours de circonstances malheureux, vous seriez tout de même punissable! L'irresponsabilité devrait être maintenue pour justement pallier cette conséquence qui choque gravement le sentiment de justice et d'équité.

Certes, la douleur des proches est grande. Mais il serait parfaitement insoutenable de condamner quelqu'un qui a été victime du fait d'un autre. En ce qui concerne celui qui tue en état d'irresponsabilité: dans le cas où il aurait pu été dû prévoir qu'il deviendrait incapable de discernement (par exemple en s'enivrant, consommant des stupéfiants, etc.) il reste punissable, mais sur la base de l'art. 263 CP. S'il peut être démontré qu'il avait déjà formé son intention délictueuse avant de se rendre irresponsable, il sera entièrement responsable de ses actes!

Pour conclure, quand bien même l'irresponsabilité a également des mauvais côtés (comme une majorité de choses ici-bas), il n'apparaît pas opportun d'exclure déjà cette disposition.


Acerberos - 18.11.2005 | 0 réactions | #link | rss
Voilà! Plus intéressant que les inepties de l'UDC, voici l'arrêt que le TF a rendu dans le cadre du recours de Droit Public interjeté par l'association de squatteurs "Rhino" à Genève. Il faut noter un nom cocasse donné au service des squatter: La B.R.I.C. J'ai soudain l'image d'un plat tunisien qui traverse mon esprit ... Pardon! Donc, en substance, que dit le TF ?

Premièrement, Rhino n'a pu fournir d'acte attaquable au sens de la loi nsur l'organisation, faute d'avoir pu l'obtenir. Le TF a cependant su faire preuve de souplesse en acceptant de se fier aux indices tels que le document placardé sur les bâtiments invitant à l'évacuation, ainsi que les articles de presse. La teneur du considérant 3 est, pour les étudiants qui suivent le cours de "Droits fondamentaux et contentieux de droit public", d'une richesse rare, comparée à la majeure partie des arrêts.

enfin... Devinez quoi, faute d'avoir épuisé les instances cantonales, le recours est déclaré irrecevable! principe de subsidiarité! Vous devez épuiser les instances cantonales avant de recourir au TF! C'est donc le tribunal administratif de Genève qui devra statuer! On notera au passage que Genève se sera à nouveau distinguée en n'envoyant pas "L'acte attaquable" aux squatteurs.

Lien vers l'arrêt


Acerberos - 11.11.2005 | 4 réactions | #link | rss
J'ai découvert avec stupéfaction à l'instant que notre débat avait été référencé sur le site prevention.ch à l'adresse suivante: http://www.prevention.ch/auerjti.htm. Je ne vous cache pas ma surprise (et ma flatterie ;))!
Egalement, enfin disponible, l'avis de droit du professeur Auer. Je dois dire que ma vision de l'affaire a considérablement changé à sa lecture. Il serait bon que tous en prennent connaissance avant d'intervenir.

J'ai enfin obtenu les réponses qui me paraissaient les plus importantes: Quelles alternatives à cette interdiction absolue? car l'argument d'inconstitutionnalité porte essentiellement sur la question de la restriction de libertés. (N° 108 de l'avis)

Le professeur Auer entame par le fait qu'il ne lui appartiendrait pas de proposer ces alternatives qui ne seraient, de surcroît, pas nécessaires. Il précise toutefois ses idées en ne mentionnant pas de mesures différentes mais en lieu et place un Allègement de la loi. Ainsi, il propose de différencier entre les grands espaces couverts et les petits, il propose également la mise en place de lieux fumeurs, aérés et limités ainsi que la distinction entre les situations où fumeurs et non-fumeurs sont contraints de coexister.
Il conclut en démontrant par cet inventaire que les mesures envisagées par l'initiative sont "a priori" trop restrictives. Il ajoute que les autres mesures ne seraient pas moins efficaces.

Je suis navré d'émettre un avis contraire. Contrairement au texte de l'initiative qui définit clairement quels lieux doivent être exempts de fumée, les solutions de M. Auer requièrent une interprétation:
- A partir de quand se trouve-t-on dans un grand espace? La réponse différera selon que nous sommes en présence de fumeurs ou de non-fumeurs, chacun tendant à protéger son intérêt.
- Les sections fumeurs existent déjà et se révèlent d'une inefficacité tout à fait remarquable, les nuages bleutés se trouvant rarement gênés par des pancartes. Demander à ce que soient installés des endroits fermés, étanches et aérés engendrerait des coûts inutiles que peu voudraient engager. De plus, je trouve tout de même dégradant d'enfermer un fumeur afin qu'il puisse fumer.
- Quant à la coexistence, elle est inévitable! Une règle générale serait inévitablement soumise à interprétation et son efficacité semble bien moins redoutable que les règles simples et claires contenues dans l'initiative.

Je dois donc conclure que je ne suis toujours pas convaincu par le côté pratique des solutions tierces. Toutefois, aux points suivants, le professeur développe une argumentation tout à fait pertinente au sujet d'une zone "floue" sur le chemin qui va de l'insupportable à "l'incommodité passagère". Cette incommodité peut se traduire par celui que vous croisez, cigarette au bec, dans la rue. Dans certains cas qu'il cite en exemples, il apparaît effectivement ridicule d'exiger des fumeurs qu'ils quittent l'établissement pour fumer. Ce point pourrait être décisif dans le raisonnement que tiendra le grand conseil.

L'avis de droit comporte, selon moi, une conclusion un peu amère. Je suis d'avis qu'il aurait mieux valu s'en tenir au Droit, car les autres arguments sont de nature friable. D'ailleurs, il y a fort à parier que les détracteurs auraient possédé beaucoup moins d'arguments contre M. Auer s'il ne s'était agi que de droit stricto sensu. Avis aux premières années de notre faculté, vous tenez dans cet avis une mine d'or au sujet des initiatives cantonales et de leur validité ! C'est d'une manière artistique que toutes les réponses sont données!

A présent, une brève note à l'attention de M. Rothenbühler qui se permet de déclarer que M. Auer devrait être renvoyé de l'université dans cet article de son journal: le matin [que j'ai plus d'une fois eu l'occasion de critiquer pour son bien-pensantisme patent]

Cher Monsieur,

Avez-vous consacré quelques instants de votre temps à la lecture de l'avis de droit du professeur? Que vous soyez contre la fumée passive et "la dérive du politiquement correct" relève de votre vie sentimentale. Mais que vous condamniez de manière virulente les seuls arguments fragiles de l'avis de droit et ne fassiez même pas mention (Dieu vous en préserve) de l'aspect juridique en cause (et qui, lui est des plus pertinents) est plutôt surprenant.

Si vous aviez lu l'intégralité de l'article, vous auriez découvert une série d'arguments que toute votre verve n'aurait su démonter. Au-delà de l'aspect que vous condamnez et que j'ai mentionné ci-dessus, il y a l'aspect procédural d'une telle initiative. Elle tend à modifier l'acte de base de notre canton: la constitution. Dès lors, vous ne sauriez exiger que cette révision se passât dans une atmosphère brumeuse où l'arbitraire (dont vous portez par votre article le pavillon) serait une arme à disposition de tout un chacun. Sous peine de discréditer le système juridique genevois, qui n'est pas des plus reconnus en Suisse, il est essentiel de se conformer à la procédure et aux conditions de validité de l'initiative.

Sachez en effet, M. Rothenbühler, que si Genève se permettait d'adopter cette disposition alors qu'elle est effectivement anticonstitutionnelle, un recours de droit public au tribunal fédéral aurait tôt fait d'envoyer notre parlement revoir sa copie. Il serait pour le moins désagréable que nous en arrivions à cela, ne trouvez-vous pas?

"Il se fait payer pour raconter des âneries", dites-vous? Il n'est assurément pas le seul à l'évidence. Si l'on peut raisonnablement qualifier de malheureux les allusions aux effets de la fumée passive, la question du droit est nettement au-dessus des moyens d'un âne.

Je ne traiterai pas ici de votre déclaration indélicate et déplacée, qui entend faire renvoyer le professeur Auer. L'université de Genève perdrait l'un de ses professeurs les plus réputés (à juste titre, car ses arguments juridiques sont dignes d'une haute estime à condition qu'ils soient lus) pour une affaire où il n'a jamais manqué de transparence. De surcroît, la mesure que vous proposez semblerait totalement disproportionnée en ceci qu'il a exercé son activité en dehors du cadre de l'université. Dès lors, l'université n'a aucune règle à faire appliquer si vous suivez le raisonnement. Il pourrait même s'agir d'extrêmisme de votre part quand on compare notre cas avec l'affaire Rylander faite dans l'ombre.

En fin de compte, l'uni(-versité) n'est pas la seule à être exposée au ridicule. Je vous renvoie aux citations d'Eintein concernant la bêtise humaine, vous trouverez sans doute matière à réfléchir (en tout relativité naturellement).

Cordialement,

ps: Je préserve ici mon anonymat, la vertu des journaux se perdant également dans l'intérêt comme les fleuves dans la mer!

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Sur le même sujet:

M. Auer? (débat sur l'initiative visant à interdire la cigarette) - 4.11.05
Suite du Débat - 4.11.05
Acerberos - 09.11.2005 | 1 réactions | #link | rss
Premièrement, le conseil fédéral veut fixer à 120'000.- l'indemnisation maximale qui peut être octroyée aux victimes d'infraction. Ca reste raisonnable à mon sens suivant le cas d'espèce. Tant que nous n'atteignons pas les millions offerts par la "justice" américaine, je serai satisfait! La procédure de consultation n'a, semble-t-il, pas permis de satisfaire tout le monde... Il y a fort à parier que notre assemblée fédérale modifiera copieusement le projet (n'oublions pas que le conseil des Etats et le conseil national doivent adopter le texte en des termes identiques en vertu du bicamérisme parfait)

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Acerberos - 04.11.2005 | 11 réactions | #link | rss
voici un message en réaction que j'ai reçu (je souhaite préserver l'annonymat de l'auteur):




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